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Barjac

La cage d'escalier de la mairie de Barjac... Impressionnante ! Cette commune située dans le Gard, proche de l'Ardèche et de Vallon Pont d'Arc a installé sa mairie dans le château des comtes du Roure, construit dans les années 1630. Ultra moderne (pour l'époque), voir provocateur car sans fortifications, un réseau d'évacuation des eaux usées était installé dans l'épaisseur des murs !

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Art (histoire)

Terrasse en pierres sèches

Du sable, des pierres : et voilà une terrasse ! Ces pierres éclatée sur lit de sable offrent une surface praticable avec des matériaux peu transformés. La simplicité du processus de pose est recherché : pour recevoir ce projet , il faut une surface qui fasse la transition entre un espace naturel (gazon, bosquets, arbres) et un espace maîtrisé (piscine et abords en carrelage).

La carrière Sapède a proposé d'utiliser des chutes de blocs de carrières, de les éclater à la presse hydraulique pour avoir une surface sciée, qui assure des joints peu épais, et une surface non sciée, qui accroche la lumière. Ces pierres se déroulent sur un lit de sable, disposées à la façon de la calade. Nous avons tout d'abord gratté la terre végétale sur 50 cm pour éviter la repousse des racines. Ensuite, un lit de sable primaire de 30cm a été disposé et damé pour assurer une tenue dans le temps et rattraper la planéité. Enfin, un lit de pose a été fabriqué et posé sur 10 cm : 8 pelles de sable (non lavé, pour conserver l'argile naturellement contenu dans le sol) pour 1 pelle de chaux. Les pierres ont ensuite été disposées et assemblées. Les joints seront réalisé au sable avec un peu de chaux pour leur tenue au vent.

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Chantier

Double prolongation !

Chantier en cours... Afin d'aménager un espace protégé du vent et du soleil couchant, un mur existant a été prolongé en deux parties ayant un rôle distinct. Il donne l'impression d'avoir été découpé au ciseau sur sa partie haute puis courbé sur sa partie basse.

Un mur existant présentait une ébauche de courbe, qui a été prolongée afin de terminer proprement une butte de terre végétale. Derrière ce mur, un escalier est visible : il a un rôle fonctionnel mais aussi structurel, car il solidifie le soutènement de la butte. Afin de créer un véritable palier en haut de cet escalier, un muret a été construit lui aussi en continuité du mur existant. Ainsi, ces deux murs se rejoignent en un seul et donnent une unité globale à l'extension, qui s'intègre à l'existant tout aménageant le nouvel espace de la future cuisine d'été.

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Chantier

Pierre de Crillon

Situées à Crillon-le-Brave, deux carrières exploitent cette roche calcaire, proche du mont Ventoux. La pierre, matériau faussement jugé luxueux, présente un avantage écologique principal : il est déjà transformé. L'unique intervention de l'homme est de le découper avec intelligence.

Un des principaux avantages de cette roche est qu'elle est très résistante au gel. En effet, en fonction de l'emplacement géographique du projet, de son altitude, la pierre choisie doit être différente. La pierre de Crillon subit des gels successifs : elle est naturellement sélectionnée pour pouvoir résister aux hivers rudes.
Enfin, cette pierre est coquillée, c'est à dire qu'elle présente des aspérités à sa surface, même si elle est parfaitement sciée. Cette texture, impossible à maîtriser entièrement, est un témoignage de la formation de la roche : coquilles de crustacés, bulles emprisonnées, sédimentation... C'est l'histoire du matériau que nous pouvons observer.

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Matériau

Aménagements extérieurs

Implantés sur une colline, les espaces extérieurs de cette ancienne ferme sont aménagés afin de permettre la réceptions d'une dizaine de personnes.

Les espaces extérieurs sont implantés autour d'un axe de circulation. La matérialité accompagne le visiteur : plus il se rapproche de la maison, plus l'environnement est minéral. La visite commence donc à l'espace des stationnements couverts, situés en contre-bas. Puis, des padanes conduisent à l'espace piscine et à une pergola aménagée en cuisine d'été. Des escaliers mènent ensuite au corps principal de la maison. Une circulation secondaire permet de relier efficacement la maison avec la cuisine d'été, avec une passerelle reliant le toit-terrasse avec le jardin.

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Architecture

Terrasse couverte

Afin de ne pas dénaturer le centre-ville, ce projet conserve le volume de la toiture. Cependant, il offre aussi un espace extérieur couvert par des brises-soleils en bois.

La toiture existante est démolie partiellement, afin d'intégrer la couverture en bois. Ainsi, la continuité avec l'existant est conservée. De plus, avec ce dispositif, la terrasse est peu visible depuis l'espace public et conserve l'intimité des usagers.

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Architecture

Lucarne intégrée à la toiture

Les maîtres d'ouvrages désirent intégrer au mieux cette extension à leur toiture, tout en profitant d'un volume maximum dans les combles. Le gris anthracite permet de rester dans la teinte des tuiles et d'amoindrir l'impact extérieur tout en offrant une grande pièce intérieure.

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Architecture

Du soleil dans les combles !

Le chantier avance bien, la structure de la lucarne est construite. Cependant, avec une météo hivernale, il fallait rapidement mettre les combles hors d'air. Maintenant que la fenêtre est posée et que l'étanchéité est pratiquement réalisée, le volume disponible est finalisé : la phase d'aménagement intérieur va pouvoir commencer !

Pour rendre ces combles aménageables, il fallait plus qu'une ouverture dans le toit. En effet, ils sont trop bas et le volume disponible trop faible pour être réellement exploitable. Cependant, le grand pan de la toiture est situé au sud : une grande lucarne de 12m2 a été construite, et permet au soleil d'entrer largement ! De plus, une vraie pièce se situe maintenant à cet étage.
L'ossature bois vient d'être réalisée, et la fenêtre posée : les combles sont hors d'air. Maintenant, les couvreurs travaillent à rendre cette lucarne étanche. Pour cela, du zinc est employé : en effet, afin d'avoir le plus grand volume possible, la pente de toit est de 7% (trop faible pour des tuiles). Une fois ces travaux réalisés, l'aménagement d'intérieur pourra commencer avec de l'isolation, des cloisons, menuiseries, électricité et plomberie.

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Chantier

Début des travaux

Faire des travaux dans une maison occupée par une famille pose la question de l'accès au chantier. Il est par exemple difficile d'imaginer les artisans circulant sur le même palier que les enfants entrain de se réveiller. Comment réduire et anticiper ces nuisances, afin de ne pas perturber le quotidien d'une maison habitée ?

Il est difficile de concilier vie privée d'une famille et impératifs d'un chantier. Afin de réduire ces déconvenues, l'installation d'un échafaudage permet un accès par l'extérieur. Le chantier, avec son propre rythme de vie, peut ainsi se dérouler sans troubler le déroulement du quotidien à l'intérieur de la maison.
En effet, les travaux nécessitent parfois une intervention intense, avec la présence de plusieurs artisans tôt le matin jusqu'à la tombée de la nuit. D'autres phases nécessitent une plus faible activité, avec des interventions ponctuelles à des heures variées. L'organisation pour l'accès à l'intérieur de la maison peut alors devenir laborieuse...
Si l'installation d'un échafaudage présente un certain investissement, cela permet une cohabitation chantier/vie privée.

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Chantier

André Ravéreau

La Maison de l'Architecture de Franche-Comté organise une exposition sur l'architecte André Ravéreau à Besançon, pour le centenaire de sa naissance (1919-2017). Les notions défendues sont l'utilisation des ressources disponibles, l'architecture au service des usagers, l'importance de la relation entre le bâtiment et son site. Comment A. Ravéreau a t'il développé ces sujets aujourd'hui au cœur de l'architecture contemporaine ?

"L'architecture située" : cette notion développée par A. Ravéreau englobe son architecture au service de ses habitants, du lieu, des ressources disponibles. Ce sont les fondements de l'architecture bioclimatique qui ont été posés. En effet, une attention particulière est portée sur l'utilisation intelligente des phénomènes de déplacement d'air ou d'énergie solaire. Par exemple, l'invention du "mur masque" (cf illustration) utilise l'énergie solaire pour chauffer le mur extérieur. L'air emprisonné entre les deux murs se réchauffe, et cherche à s'échapper vers le haut. Un appel d'air est ainsi généré et vient rafraîchir la personne située en dessous.
Formé aux Beaux-Arts après la deuxième guerre mondiale, A. Ravéreau remet en cause cette formation jugée trop codifiée et portée sur la façade uniquement. Lors d'un voyage en Algérie, dans la vallée du M'zab, il prend conscience de l'importance de la relation entre l'architecture et le site. Ainsi, lorsqu'il retourne à Limoges effectuer son diplôme, il ne prend pas comme sujet une bâtiment du M'zab, mais une architecture vernaculaire du Limousin pour respecter la logique de son "architecture située".
Son parcours - partir en Algérie pour éviter les contraintes françaises trop élevées - rappelle un certain Fernand Pouillon, lui aussi parti construire en Algérie. Ces deux architectes ne se portaient pourtant pas mutuellement dans leurs cœurs : A. Ravéreau a fait interdire la construction d'un hôtel de Pouillon car les chambres donnaient sur les terrasses de la villes, terrasses servants aux femmes à se retrouver en toute intimité !
La pensée de Ravéreau peut être découverte dans son livre "Le M'zab, une leçon d'architecture".
Pour clore cet article, voici une citation d'A. Ravéreau illustrant son désir d'authenticité : "Le fait de cacher la structure coupe de la relation directe avec la connaissance. Celle-ci devient ésotérique, dévolue à des initiés. Peu à peu, la connaissance du geste juste se perd. On reproduit alors une image par convention."
Source photo : Association Aladar.

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