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Aménagements extérieurs

Implantés sur une colline, les espaces extérieurs de cette ancienne ferme sont aménagés afin de permettre la réceptions d'une dizaine de personnes.

Les espaces extérieurs sont implantés autour d'un axe de circulation. La matérialité accompagne le visiteur : plus il se rapproche de la maison, plus l'environnement est minéral. La visite commence donc à l'espace des stationnements couverts, situés en contre-bas. Puis, des padanes conduisent à l'espace piscine et à une pergola aménagée en cuisine d'été. Des escaliers mènent ensuite au corps principal de la maison. Une circulation secondaire permet de relier efficacement la maison avec la cuisine d'été, avec une passerelle reliant le toit-terrasse avec le jardin.

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Architecture

Terrasse couverte

Afin de ne pas dénaturer le centre-ville, ce projet conserve le volume de la toiture. Cependant, il offre aussi un espace extérieur couvert par des brises-soleils en bois.

La toiture existante est démolie partiellement, afin d'intégrer la couverture en bois. Ainsi, la continuité avec l'existant est conservée. De plus, avec ce dispositif, la terrasse est peu visible depuis l'espace public et conserve l'intimité des usagers.

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Architecture

Lucarne intégrée à la toiture

Les maîtres d'ouvrages désirent intégrer au mieux cette extension à leur toiture, tout en profitant d'un volume maximum dans les combles. Le gris anthracite permet de rester dans la teinte des tuiles et d'amoindrir l'impact extérieur tout en offrant une grande pièce intérieure.

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Architecture

Du soleil dans les combles !

Le chantier avance bien, la structure de la lucarne est construite. Cependant, avec une météo hivernale, il fallait rapidement mettre les combles hors d'air. Maintenant que la fenêtre est posée et que l'étanchéité est pratiquement réalisée, le volume disponible est finalisé : la phase d'aménagement intérieur va pouvoir commencer !

Pour rendre ces combles aménageables, il fallait plus qu'une ouverture dans le toit. En effet, ils sont trop bas et le volume disponible trop faible pour être réellement exploitable. Cependant, le grand pan de la toiture est situé au sud : une grande lucarne de 12m2 a été construite, et permet au soleil d'entrer largement ! De plus, une vraie pièce se situe maintenant à cet étage.
L'ossature bois vient d'être réalisée, et la fenêtre posée : les combles sont hors d'air. Maintenant, les couvreurs travaillent à rendre cette lucarne étanche. Pour cela, du zinc est employé : en effet, afin d'avoir le plus grand volume possible, la pente de toit est de 7% (trop faible pour des tuiles). Une fois ces travaux réalisés, l'aménagement d'intérieur pourra commencer avec de l'isolation, des cloisons, menuiseries, électricité et plomberie.

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Chantier

Début des travaux

Faire des travaux dans une maison occupée par une famille pose la question de l'accès au chantier. Il est par exemple difficile d'imaginer les artisans circulant sur le même palier que les enfants entrain de se réveiller. Comment réduire et anticiper ces nuisances, afin de ne pas perturber le quotidien d'une maison habitée ?

Il est difficile de concilier vie privée d'une famille et impératifs d'un chantier. Afin de réduire ces déconvenues, l'installation d'un échafaudage permet un accès par l'extérieur. Le chantier, avec son propre rythme de vie, peut ainsi se dérouler sans troubler le déroulement du quotidien à l'intérieur de la maison.
En effet, les travaux nécessitent parfois une intervention intense, avec la présence de plusieurs artisans tôt le matin jusqu'à la tombée de la nuit. D'autres phases nécessitent une plus faible activité, avec des interventions ponctuelles à des heures variées. L'organisation pour l'accès à l'intérieur de la maison peut alors devenir laborieuse...
Si l'installation d'un échafaudage présente un certain investissement, cela permet une cohabitation chantier/vie privée.

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Chantier

André Ravéreau

La Maison de l'Architecture de Franche-Comté organise une exposition sur l'architecte André Ravéreau à Besançon, pour le centenaire de sa naissance (1919-2017). Les notions défendues sont l'utilisation des ressources disponibles, l'architecture au service des usagers, l'importance de la relation entre le bâtiment et son site. Comment A. Ravéreau a t'il développé ces sujets aujourd'hui au cœur de l'architecture contemporaine ?

"L'architecture située" : cette notion développée par A. Ravéreau englobe son architecture au service de ses habitants, du lieu, des ressources disponibles. Ce sont les fondements de l'architecture bioclimatique qui ont été posés. En effet, une attention particulière est portée sur l'utilisation intelligente des phénomènes de déplacement d'air ou d'énergie solaire. Par exemple, l'invention du "mur masque" (cf illustration) utilise l'énergie solaire pour chauffer le mur extérieur. L'air emprisonné entre les deux murs se réchauffe, et cherche à s'échapper vers le haut. Un appel d'air est ainsi généré et vient rafraîchir la personne située en dessous.
Formé aux Beaux-Arts après la deuxième guerre mondiale, A. Ravéreau remet en cause cette formation jugée trop codifiée et portée sur la façade uniquement. Lors d'un voyage en Algérie, dans la vallée du M'zab, il prend conscience de l'importance de la relation entre l'architecture et le site. Ainsi, lorsqu'il retourne à Limoges effectuer son diplôme, il ne prend pas comme sujet une bâtiment du M'zab, mais une architecture vernaculaire du Limousin pour respecter la logique de son "architecture située".
Son parcours - partir en Algérie pour éviter les contraintes françaises trop élevées - rappelle un certain Fernand Pouillon, lui aussi parti construire en Algérie. Ces deux architectes ne se portaient pourtant pas mutuellement dans leurs cœurs : A. Ravéreau a fait interdire la construction d'un hôtel de Pouillon car les chambres donnaient sur les terrasses de la villes, terrasses servants aux femmes à se retrouver en toute intimité !
La pensée de Ravéreau peut être découverte dans son livre "Le M'zab, une leçon d'architecture".
Pour clore cet article, voici une citation d'A. Ravéreau illustrant son désir d'authenticité : "Le fait de cacher la structure coupe de la relation directe avec la connaissance. Celle-ci devient ésotérique, dévolue à des initiés. Peu à peu, la connaissance du geste juste se perd. On reproduit alors une image par convention."
Source photo : Association Aladar.

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Architecture

Charpente sur une passerelle

À proximité de Neuchâtel, en Suisse française, se trouve cette passerelle extérieure couverte d'une charpente ancienne. Tous les éléments sont apparents, depuis les poteaux jusqu'aux tuiles et sa technique de mise en œuvre peut ainsi être observée... et apparaître étonnamment contemporaine. Quels sont les éléments permettant une comparaison avec les charpentes industrielles ?

Si nous nous attardons sur cette charpente, ce n'est pas uniquement pour le charme qu'elle dégage. En effet, elle est construite de manière particulière.

Aujourd'hui, les charpentes "traditionnelles" sont construites avec trois types de pannes (poutres structurelles dans le sens de la longueur).
- Tout d'abord, les pannes "sablières" : ce sont les pannes proches du bas de la toiture. Sur cette charpente, elles sont présentes : ce sont celles qui s'appuient sur les poteaux. Elles permettent aux chevrons (poutres perpendiculaires au sens de la longueur) d'avoir un appui.
- Ensuite, les pannes "intermédiaires". Cette panne, parallèle à la panne sablière, est présente sur cette charpente : elle permet aux chevrons de trouver un point d'appui intermédiaire. Sans elle, le chevron doit avoir une portée et donc une section très importantes !
- Enfin, la panne "faîtière" : c'est la panne située au sommet de la toiture (à son faîtage). Cette panne est au charpentier ce que la clef de voûte est au tailleur de pierre : celle qui permet à la matière d'aller se suspendre en hauteur. C'est l'objectif de tous ces efforts dépensés dans l'acte de construire. C'est là que se trouve la noblesse de l'édifice : l'intelligence permet d'élever la matière afin de couvrir une surface pour la protéger, la rendre plus confortable à vivre.

Ce qui rend cette charpente particulière, c'est l'absence de la panne faîtière. Au lieu de se reposer sur une panne (d'une section importante), les chevrons sont encastrés au faîtage à l'aide des éléments triangulaires visibles sur la photo. Cette technique rappelle ainsi les charpentes industrielles contemporaines... Mais avec une mise en œuvre réalisée avant l'heure !

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Technique

Ornans

La célèbre toile de G. Courbet "Un enterrement à Ornans" laisse présager une commune plutôt triste. Or, c'est au contraire une petite Venise que l'on trouve aux pieds du Jura ! Qu'a donc assuré la postérité de cette peinture ?

Le tableau de G. Courbet a fait couler beaucoup d'encre lorsqu'il a été présenté. Aujourd'hui nous pouvons nous demander pourquoi, puisqu'il ne semble pas extrêmement clivant... Pourtant, peint au milieu du XIXe siècle, il présente quelque chose d'inédit à l'époque : le quotidien. En effet, mettre l'art du peintre à contribution d'une scène aussi "banale" qu'un enterrement, représentant des "gens normaux" est symboliquement fort. Par cette toile, Courbet indique que la peinture n'est plus au service de la bourgeoisie dominante. Le réalisme naît ainsi et son objectif premier n'est pas de décrire le réel mais plutôt d'imposer une nouvelle réalité : les luttes sociales, les difficultés de la vie quotidienne.

Aujourd'hui, la commune d'Ornans peut-elle encore être le vecteur d'une révolution de la réalité ? Oui, celle de la quiétude qui se dégage de ces lieux ! Les petites venelles débouchant sur la Loue - le cours d'eau - laissent apparaître des façades plongeantes hétéroclites mais composant un ensemble harmonieux. C'est donc une réalité très éloignée d'un enterrement que l'on peut rencontrer ici. Elle mérite elle aussi d'être mise en valeur !

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Art (histoire)

Les 3 platanes

Atelier d'artistes et d'artisans situé à Nyons, dans la Drôme provençale, cet établissement recevant du public (ERP) est constitué de plusieurs bâtiments répartis autour d'un cour extérieure. Un cheminement extérieur peut-il être profitable ?

Autour des trois platanes se situent trois ateliers/boutiques. Pour le maître d'ouvrage, cela signifie avoir une capacité d'accueil du public importante. Or, plus cette capacité d'accueil est grande, plus les règles de sécurité incendie sont strictes. Le classement fonctionne par paliers définissant des catégories : de la catégorie 1 (plus de 1.500 personnes) à la catégorie 5 (mois de 100 ou 200 personnes suivant le type d'établissement). Ici, la capacité d'accueil des trois boutiques faisait passer l'établissement en catégorie 4, ce qui est beaucoup plus contraignant que la catégorie 5 ! Finalement, une règle importante et logique indique que ces établissements sont considérés comme distincts lorsqu'ils sont éloignés de plus de 5 mètres : les effectifs sont donc propre à chaque bâtiment.

En écho à cette règle de sécurité incendie, les circulations extérieures méritent d'être plus largement envisagées ! Un inconfort thermique peut exister, mais la proximité avec la température "naturelle" peut aussi être recherchée. De plus, lorsque la protection contre les intempéries est étudiées, un cheminement extérieur peut être agréable pour relier deux espaces. Si le confort thermique à l'intérieur des bâtiments est confortable, transiter de l'un à l'autre devient une balade, un instant à part !

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Architecture

Isoler en paille

Tout le monde a lu les trois petits cochons et construire en paille ne semble pas être une bonne idée. Ici, un test a été effectué sur un abri à tortue. Si la paille n'est pas utilisée comme élément structurel, pourquoi ne pas l'utiliser comme isolant ?

La paille s'utilise quasi-systématiquement en isolation, avec une structure en bois. Naturel et peu transformé, cet isolant s'inscrit dans une logique d'utilisation de matériau peu transformé. La paille est abondante, autant l'utiliser pour isoler nos bâtiments ! Un des principaux obstacles réside dans l'idée que la paille est sensible au feu. Cependant, des tests ont été réalisés en France : une façade en bois et en paille a été classée conforme aux exigences de la résistance au feu par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) en 2009. En Allemagne, une façade en paille avec enduit terre a été testée et classée équivalent M1 (matériau non inflammable) et F 90 (résistant 90 minutes) par le laboratoire MPA Braunschweig en 2010. Ces résultats proviennent de la densité des bottes de paille : une absence d'oxygène induit une absence de feu. D'autre part, un enduit terre permet d'abaisser l'inflammabilité.

L'isolation en paille ne demande pas de connaissances techniques importantes, mais une main d'oeuvre conséquente. Il est nécessaire de monter la structure en bois, si nécessaire par un charpentier : ensuite, les bottes de pailles viennent remplir les murs. Elle est donc aujourd'hui particulièrement destinée à l'autoconstruction.
Cependant, une autre technique peut être utilisée : celle du caisson (cf photo). Cette technique présente l'avantage de pouvoir être préfabriquée en atelier et assemblée sur le chantier. Une mise en oeuvre professionnelle est ainsi rendue possible.

Pour revenir à l'abri à tortue, l'isolation en paille semble très bien fonctionner : l'occupante n'en sort plus... Ce qui présente un autre problème, mais qui ne sera pas traité dans ce billet !

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